Depuis plusieurs semaines, partout en France, les lycéens se mobilisent pour exiger des conditions d’étude dignes, davantage de moyens pour l’éducation et le respect de leurs droits. Face à leurs revendications, le gouvernement oppose une réponse sécuritaire plutôt que le dialogue.La Caisse pense qu'il est important de les soutenir et rejoindre les mobilisations. Nous prenons l'initiative d'ouvrir une collecte spécifique pour les aider.Grâce à cette caisse de solidarité dédiée au mouvement lycéen en cours, nous pourrons :• contribuer à financer leur défense juridique en cas de poursuites ;• à soutenir les jeunes blessés dans leurs besoins en santé ;• à leur donner les moyens de se réunir, se déplacer ou s’organiser collectivement, notamment au travers des assemblées générales et des coordinations…Chaque don compte pour permettre aux jeunes de se défendre et de poursuivre leur mobilisation. Ne laissons pas seuls.https://caisse-solidarite.fr/lyceens-etudiants
🔴 Le nouveau site Internet est arrivé. Nouvelles fonctionnalités, nouveaux outils… tout pour soutenir les luttes et aider les grévistes ✊caisse-solidarite.fr➡️ N'hésitez pas à le visiter et nous faire un retour sur contact@caisse-solidarite.fr Vos retours et appréciations comptent. Ils nous permettrons de le faire évoluer et éventuellement de le corriger. Il sera par ailleurs enrichi dans les jours et semaines à venir.➡️ N'hésitez pas à le faire connaître et diffuser. 🙏
Né de la consultation lancée auprès des donateurs à l’occasion des 10 ans de l’association, ce nouveau bulletin donne corps à vos propositions et à vos attentes. Il témoigne de notre volonté de faire vivre la solidarité et d'exprimer des positions sur des sujets d'actualité.SOLIDARITÉ ET CONVERGENCE AVEC LES LYCÉENS ET ÉTUDIANTSL’entraide, pratique, concrète, est la force propulsive de notre Caisse. Elle fait ses preuves dans l’action, quand la grève, le mouvement, la mobilisation l’exigent. Face aux millions du patron, chaque sou de la solidarité compte.Eh bien, ce sont les lycéens, les étudiants, qui ont besoin de l’entraide. Depuis mardi 6 octobre, les parents d’élèves, les syndicalistes l’ont mise en pratique : ils se portent garants de la mobilisation des jeunes.Et ça marche ! Dans tout le pays, lycéens et étudiants expriment leurs revendications, leur désir d’avenir, à l’abri momentané d’une violente pression policière et d’un dénigrement insultant du gouvernement.Notre Caisse entend ces chiffres hallucinants : des milliers de gardes à vue, des blessés graves, des inculpations à la chaîne, lycéens et étudiants traités comme des terroristes : l’état d’urgence contre la jeunesse est déclaré.DÉCLARONS L’ÉTAT D’URGENCE DE L’ENTRAIDENous proposons d’ouvrir une collecte :pour la défense juridique des centaines de lycéens dépouillés de leur droit de manifester, et coincés dans une boucle répressive ;pour la solidarité avec le mouvement, qui se propose de continuer jusqu’à satisfaction.Si l’entraide que nous organisons sert aux lycéens et étudiants à franchir un cap décisif d’une mobilisation qui enfle et gonfle, alors nous aurons porté l’utilité de notre Caisse à un niveau supérieur.Ce mouvement réveille même les plus assoupis. Il s’agit d’école, de droit à l’instruction, de bâtiments décents, de droit à manifester sans être blessé et inculpé.L’entraide avec les jeunes, c’est maintenant.10 ANS = 10 QUESTIONSLa Caisse a lancé une consultation des donateurs à l’occasion de son 10e anniversaire le 23 mai 2026. De nombreuses idées et évolutions ont été proposées et retenues. Retrouvez la synthèse de cette consultation et les nouveautés sur notre nouveau site internet à partir du 12 octobre.10 ANS... EN CHIFFRES107 508 dons réalisés8,4 millions d’euros collectés68 400 grévistes ou salariés discriminés aidés…82 000 donateurs totalisés
Pourquoi les lycéens se mobilisent-ils ? Que dit cette colère de la jeunesse ? Et jusqu’où le mouvement peut-il aller ? Patrick Vassort, sociologue spécialiste des mouvements sociaux à l’université de Caen, décrypte la mobilisation qui gagne les lycées français.Pancartes, blocages, feux de poubelles devant les établissements… Depuis plusieurs jours, des lycéens se mobilisent dans plusieurs villes de France pour dénoncer leurs conditions d’études et leurs inquiétudes face à leur avenir. Le mouvement est également marqué par plusieurs incidents et affrontements avec les forces de l’ordre. Mardi 29 septembre, une manifestation a notamment dégénéré devant le lycée polyvalent Navarre-Leclerc, à Alençon (Orne). Une lycéenne a notamment été saisie à la gorge par un policier avant d’être écartée du groupe et maîtrisée.Alors que la mobilisation se poursuit, Patrick Vassort, sociologue spécialiste des mouvements sociaux à l’université de Caen, était l’invité d'ICI 12/13 Normandie ce jeudi 1er octobre 2026. Il analyse les raisons de cette colère, les particularités de ce mouvement et ses possibles suites.Lire la suite sur le site de France 3 Régions
Merci pour vos idées et votre confianceÀ l’occasion de ses dix ans, la Caisse de solidarité a voulu donner la parole à celles et ceux qui la soutiennent, afin de réfléchir collectivement à son avenir. La consultation a suscité une belle participation : 648 réponses ont été recueillies, auxquelles s’ajoutent 1108 contributions écrites et/ou propositions détaillées déposées par les donateurs sur les questions posées.Ces réponses constituent un encouragement important pour l’association : elles confirment l’utilité de la Caisse de solidarité et l’attachement à un outil permettant de rendre concrète la solidarité financière avec celles et ceux qui se mobilisent.UNE CAISSE APPELEE A ETRE DURABLE ET PLUS UTILELe premier enseignement est particulièrement clair : 68 % des répondants souhaitent que la Caisse ait une action permanente, et pas uniquement lors des mouvements sociaux nationaux.La volonté d’élargir la solidarité aux différents terrains de lutte est également très forte. 85 % souhaitent soutenir les luttes en entreprise et 77 % les conflits locaux, tandis que 56 % se prononcent en faveur d'un soutien aux luttes thématiques.Autrement dit, les donateurs souhaitent que la solidarité puisse intervenir au plus près des travailleurs et des luttes, y compris lorsqu'elles sont locales, longues ou moins visibles.Voir graphique n°1Voir graphique n°2UN SOUTIEN MASSIF A UN OBSERVATOIRE DES LUTTESC'est l'une des propositions qui recueille le soutien le plus spectaculaire : 94 % des répondants sont favorables à la création d'un Observatoire des luttes, chargé de recenser et d'analyser les conflits sociaux en France et de publier un rapport annuel.Les contributions écrites confirment cet intérêt. Plusieurs participants soulignent la nécessité de mieux recenser les luttes, de les rendre visibles et de conserver une mémoire des mobilisations, notamment face à leur faible présence dans les grands médias.Plusieurs propositions invitent également à construire cet observatoire avec les acteurs déjà engagés dans ce travail, afin de mutualiser les informations et les compétences et de ne pas disperser les moyens de la Caisse.Voir graphique n°9DES OUTILS CONCRETS POUR DEVELOPPER LA SOLIDARITE PARTOUT EN FRANCELes réponses au questionnaire montrent également un fort intérêt pour le développement d'outils permettant de rapprocher la solidarité des réalités locales.Ainsi, 94% se prononcent en faveur de caisses de grève de proximité et 93% pour une carte de France permanente des caisses de grève. Le bulletin national recueille également 78% réponses favorables, devant la newsletter (67%) et l'organisation d'événements (58%).Ces résultats dessinent une même attente : faire connaître davantage les luttes, faciliter la mise en relation entre les donateurs et les personnes en lutte et donner davantage de visibilité aux caisses de solidarité existantes.L'application smartphone recueille quant à elle beaucoup moins d'adhésion (142 réponses favorables, soit 26% contre 406 défavorables soit 74%), ce qui constitue un signal intéressant : les participants semblent privilégier des outils simples, directement utiles et peu coûteux.Voir graphique n°8UNE CONFIANCE IMPORTANTE DANS LA GESTION DE LA CAISSELa consultation est également un encouragement sur la question de la transparence : 77% des répondants se déclarent satisfaits de la transparence concernant l'utilisation des fonds collectés.Les contributions écrites montrent cependant que cette confiance s'accompagne d'une attente : continuer à progresser dans l'information donnée aux donateurs. Plusieurs propositions demandent notamment davantage de bilans, d'informations sur la répartition des sommes collectées et de visibilité sur les luttes soutenues.Cette exigence est précieuse. Elle montre que les donateurs ne veulent pas seulement contribuer : ils veulent comprendre, suivre et participer pleinement à la vie de la Caisse.Voir graphique n°4UNE COMMUNICATION A AMELIORERLa consultation fait apparaître un autre axe de travail important. Les avis sur la communication sont partagés : parmi les 586 personnes ayant répondu à cette question, 275 la jugent satisfaisante, 272 estiment qu'elle peut mieux faire et 39 non satisfaisante.Les réponses écrites permettent de préciser cette attente : davantage de nouvelles sur les luttes soutenues, une meilleure présence sur les réseaux sociaux, des informations plus régulières et des formats courts et accessibles.Plusieurs participants insistent toutefois sur une idée essentielle : développer la visibilité sans perdre la simplicité et la sobriété qui font la force de la Caisse.Voir graphique n°5UNE MOBILISATION QUI NE DEMANDE QU'A GRANDIRLa consultation révèle enfin un potentiel d'implication des donateurs. 110 personnes (soit 18%) ayant répondu à cette question se déclarent prêtes à aider davantage, notamment par le relais d'informations, le bénévolat ou la mise à disposition de compétences.Les contributions montrent ainsi que la Caisse ne représente pas seulement une plateforme de collecte : elle est perçue comme un outil collectif que chacun peut contribuer à faire vivre.Voir graphique n°7DIX ANS APRES SA CREATION, UN MESSAGE CLAIRAu-delà des chiffres, les réponses libres sont traversées par de nombreux messages de soutien : « merci », « bravo », « continuez », « vous êtes utiles », « ne lâchez rien », « les travailleurs ont besoin de vous ».Dix ans après sa création, la Caisse de solidarité bénéficie d'une véritable reconnaissance de celles et ceux qui la soutiennent. Ils souhaitent la voir durer, se renforcer, mieux faire connaître les luttes et développer la solidarité au plus près du terrain.Les résultats dessinent donc une feuille de route à la fois ambitieuse et concrète : une Caisse permanente, plus visible, plus transparente, davantage implantée dans les territoires, capable de soutenir les luttes en entreprise et les conflits locaux, tout en développant la connaissance et la visibilité des mobilisations sociales.La Caisse de solidarité remercie chaleureusement les 648 personnes qui ont pris le temps de répondre à cette consultation, ainsi que toutes celles et ceux qui ont pris la plume pour partager leurs idées, leurs critiques, leurs encouragements et leurs propositions. Ces témoignages donnent tout leur sens aux résultats de la consultation. Comme nous le faisons depuis sa création en 2016 la parole des donateurs est celle que nous suivrons. L’association va donc appliquer les avis majoritaires exprimés.Merci pour votre confiance. Merci pour vos dons. Merci pour votre participation. Cette consultation le confirme : la solidarité est bien une force collective. Et on va en avoir besoin au regard de la situation actuelle ou avenir !Voir le courriel envoyé aux donateurs
Afin de soutenir les grèves, les mobilisations sociales ou lutter contre les discriminations, la Caisse de solidarité réactive la possibilité de créer des caisses de grève de proximité pour collecter des dons auprès des salariés et citoyens afin soutenir les luttes. Ce dispositif, gratuit et dont les sommes collectés sont reversées à 100% (exceptés d'éventuels commissions de certaines plateformes), est un outil adossé à l'association Caisse de solidarité afin de faire vivre nos mouvements et leur donner de la force tout en créer des solidarités entre salariés et citoyens. Vous êtes un syndicat, un collectif de lutte, une AG, une association, un parti politique, un citoyen souhaitant mettre en place votre caisse de grève ou aider à collecter des fonds pour la Caisse de solidarité, contactez-nous : contact@caisse-solidarite.frVoir la vidéo de présentation
Depuis 2016, la Caisse de solidarité construit son action avec les donateurs et bénéficiaires. A l'occasion de nos 10 ans, nous vous consultons afin d'avoir votre avis sur notre action et recueillir vos idées. Objectif : préparer les prochaines échéances et moderniser la Caisse.Ce questionnaire de dix questions ne prendra que quelques minutes de votre temps. Vos réponses nous permettront de mieux comprendre vos attentes et de prendre en compte vos propositions. Notre outil collectif mérite bien votre avis !Le questionnaire est disponible jusqu’à la fin août. Et dès que vous aurez répondu, vous pourrez consulter une synthèse de toutes les réponses en temps réel. À partir de septembre, on se mettra au travail pour mettre en œuvre vos idées. Merci beaucoup pour votre participation !Répondre au questionnaireBilan de la consultation
107 508 dons. 82 000 donateurs. 8,4 millions d’euros collectés. Plus de 68 400 salariés grévistes ou discriminés aidés…La Caisse de solidarité porte un bilan considérable, à la fois vertigineux par son ampleur et puissant par ce qu’il a pu apporter au mouvement social dans sa lutte contre les régressions sociales. Depuis le 23 mai 2016, sous l’impulsion de syndicalistes CGT et SUD du terrain, la solidarité a retrouvé sa caisse de grève, unitaire, militante, transparente. Pas une naissance : une renaissance. Car l’entraide n’est jamais abstraite. Elle répond à une réalité simple et brutale : les moyens sont du côté des patrons, rarement du côté des salariés. Nous avons peu ; eux ont tout. Réapparue forte, vivante et déterminée, la caisse de grève s’inscrit dans une histoire ouvrière plus large : celle de la solidarité, du secours mutuel et de l’organisation collective face à l’injustice. Elle prolonge le combat de celles et ceux qui, à une époque où le droit de s’organiser était interdit par la loi et ont dû inventer leurs propres armes de défense.En dix ans, des milliers de soutiens, de messages, d’élans citoyens et d’engagements syndicaux ont fait de la Caisse de solidarité la première caisse de grève en France. Sous contrôle des donateurs et en les associant à sa gestion, ses évolutions, nous devons désormais lui donner un caractère permanent et une véritable reconnaissance juridique, parce qu’elle incarne une idée essentielle : sans entraide, il n’y a pas de rapport de force durable. Dix ans après sa création, une vérité s’impose : la solidarité est notre force et la Caisse de solidarité en est l’un des piliers. Continuons à la développer et à élargir son action tous ensemble, dans l’unité.Paris, Le 23 mai 2026
Happy birthday la Caisse 🥳💝✊Le 23 mai 2026 la Caisse de solidarité a fêté ses 10 ans. Une première décennie incroyable pour ce dispositif militant devenu la 1re caisse de grève en France. Synthèse des points forts :107 508 dons réalisés ;8,4 millions d’euros collectés ;plus de 68 400 grévistes ou salariés victimes de discriminations aidés…82 909 donateurs totalisésSoutenons les luttes et préparons les prochains mouvements sociaux en France. La solidarité est en marche et rien ne l’arrêtera…Faire un don ou s’informer 🙏🔗 www.caisse-solidarite.frNous contacter 📱💌 contact@caisse-solidarite.fr☎️ 06 86 46 18 84
La Caisse de solidarité à signé cette tribune à l'initiative de Sud Postes 92 appelant à la mobilisation contre la répression syndicale.Il est facile de constater que plus les gouvernements déroulent leurs politiques anti-sociales, racistes et militaristes, plus le patronat et l'État répriment les mouvements et les militants et militantes du monde du travail et de la jeunesse.En 2025, les rassemblements contre la répression vis-à-vis des militants et militantes syndicaux, contre la guerre à Gaza ou dans la jeunesse ont souvent été des succès sur le plan numérique. Des milliers de personnes se sont rassemblées en solidarité avec celles et ceux qui subissaient les coups des patrons ou de l'État. À La Poste, entreprise qui supprime des milliers d'emplois chaque année, cette logique répressive se déploie avec force. Pour ce faire elle emploie contre ceux et celles qui luttent des méthodes expéditives et brutales. On y respire un parfum d’impunité !Impunité alors qu’un reportage d’Envoyé spécial avait fait la lumière sur une « cellule spéciale » qui au plus haut niveau de l’entreprise visait (et vise encore ?) à étouffer les causes professionnelles des suicides à La Poste. Étouffé aussi le scandale de centaines de milliers de masques chirurgicaux stockés et non distribués aux postiers et postières pendant l’épidémie du Covid en 2020.Impunité également sur la « carte des partenaires », document RH interne qui classe les agents selon leur opposition aux projets de suppressions d’emplois et qui préconise « la contrainte » pour qu’ils s’y rallient. Contournement de l’obligation de transparence sur la quantification de la charge de travail des facteurs et factrices. La Poste va jusqu’à combattre juridiquement le Règlement Intérieur du CSE Central qui permet aux élu·es de se déplacer librement dans les locaux de l’entreprise et de communiquer oralement avec les salariés.Cerise sur le gâteau : la pratique des faux témoignages visant à calomnier, faire condamner ou licencier abusivement des syndicalistes de l’entreprise est monnaie courante dans la plus grande entreprise du pays. L’un des exemples les plus graves : un haut cadre de La Poste avait tenté de salir Gaël en l’accusant d’avoir des liens avec des djihadistes auprès de la rédaction de France 2 pour tenter d’empêcher la diffusion du reportage d’Envoyé spécial. La Poste veut aujourd’hui, 8 ans après cette grève de 2018 et une victoire juridique en cour d’appel de Versailles de janvier 2019, remettre en cause sa liberté de circulation dans les centres. Le 10 juillet 2025, Gaël, Yann, Mohamed, Brahim et Dalila ont été condamnés à des amendes pour « violation de domicile professionnel ». Gaël a même été sanctionné par 6 mois de prison avec sursis pour « violation de domicile et violences » plus de 11 ans après les faits. Des peines qui vont largement au-delà de ce que prouvent les vidéos et des réquisitions du procureur, pourtant peu soupçonnable de sympathie à l’égard des militants syndicalistes puisqu’il demandait des Travaux d’Intérêt Général. Un verdict clairement politique.Alors, de quoi nos camarades postiers et postières sont-ils coupables ? D’avoir représenté leurs collègues grévistes ? De s’être rendus au siège de leur entreprise lors d’un conflit du travail ? D’avoir exercé leurs mandats syndicaux ? D’avoir obligé la Poste à embaucher des collègues précaires ? D’avoir démontré durant leur procès que la Poste a menti sur les faits de violences et fait mentir depuis onze ans plusieurs de ses salariés pour se débarrasser de syndicalistes ? D’avoir rassemblé plus de 600 personnes lors du procès du 12 juin 2025, des postiers en grève, des syndicalistes CGT, Solidaires, des militants de gauche et d’extrême gauche, déterminés à s’unir face à la répression patronale et d’État indépendamment de leurs étiquettes respectives ? Gaël, Brahim, Dalila, Mohamed et Yann ont fait appel. De l’audience qui se tiendra en appel, il nous appartiendra de faire le procès d’une justice au service des patrons et d’en faire une tribune pour exiger la réintégration de Gaël, Yann et Mohamed. S’ils sont définitivement condamnés ce sont toutes nos actions militantes qui seront impactées.En 2026, La Poste a licencié Samuel, facteur à Thuir et représentant du personnel pour SUD PTT 66. C'est bien son activité syndicale (dénoncer les dysfonctionnements, veiller sur les agents, combattre les suppressions de postes…) qui dérange la direction. La preuve : après avoir analysé le dossier monté par La Poste, deux inspecteurs du travail se sont prononcés contre le licenciement ! Pour avoir fait grève durant le conflit contre la réforme des retraites, Alexandre, facteur à Perpignan, secrétaire général de la CGT FAPT 66 est sanctionné de 24 mois de mise à pied dont 6 avec sursis. Notre camarade s’est donc vu interdire de travailler à La Poste et privé de salaire pendant 18 mois ! Et il y en a malheureusement beaucoup d’autres à La Poste. Des centaines, et cette campagne contre la répression va s’attacher à les rendre visibles : Salim, Éric, Yann, Olivier, Stéphanie, Didier, Florence, Nazha, Samir, Florian, Mounir, Willy, Djeamel, Man, Medhi, Gracilien, Thomas, Sébastien… Mais la lutte contre la répression à La Poste ce sont aussi des victoires : Vincent, secrétaire départemental de SUD Poste 78 qui a définitivement fait condamner la direction de La Poste pour discrimination syndicale, harcèlement et « préjudice direct à l’intérêt collectif de la profession. » C’est aussi le cas de Christophe, de la CGT FAPT 14, qui après avoir été sali par des accusations infondées a arraché sa réintégration au terme d’une bataille juridique acharnée de quatre ans et demie. Nous espérons pareille victoire dans le cadre de la procédure engagée par plusieurs CSE contre la note d’orientation qui permet à La Poste d’imposer ses réorganisations et ses suppressions d’emplois dans tous les métiers.La répression à La Poste a une logique d’ensemble qui vise à faire taire ceux qui refusent la privatisation à l’œuvre dans l’entreprise. Nous avons besoin de plus de bureaux de Poste dans nos villes, de plus de postiers et postières avec des salaires et des conditions de travail qui nous permettent de vivre et pas de survivre. Une commission d’enquête parlementaire devrait faire toute la lumière sur ces « pratiques baillons. »Mais la répression n’est pas propre à La Poste, ni à SUD ou la CGT. D’après les chiffres de la confédération CGT ce sont plus de 1000 syndicalistes CGT qui sont sous le coup de la répression. Ils veulent une classe qui se tienne sage parce que nous luttons pour nos conditions de vie et d’existence, contre l’islamophobie et tous les racismes, contre les violences policières, contre la colonisation, les guerres et les agressions militaires, pour la solidarité entre les travailleurs et les peuples du monde entier. Pour toutes ces raisons, nous devons faire bloc ! Nous sommes aux côtés de Tayeb Khouira de SUD Aérien, de Baptiste Anglade de la CGT 38, de David Pijoan de la FSU 33, d’Anasse Kazib de Sud Rail Gare du Nord, d’Alex Pelico de Solidaires Informatique 57, de Olivia Zemorprésidente d'Europalestine, de Rima Hassan Eurodéputé pour la France Insoumise… et de tous ceux et toutes celles qui font face à la répression et à l’acharnement de l’État et des patrons pour leurs combats pour la justice et l’émancipation.IIs ne nous empêcheront pas de lutter ! Contre toutes les répressions : toutes et tous à ParisManifestation le samedi 20 juin 2026, à 15hDu Siège de La Banque Postale au Ministère du Travail en passant par le ministère des affaires étrangères.
La graphiste Loulaleu nous a réalisé cette création pour aider financièrement les grévistes et soutenir le mouvement social. Un grand merci pour cette œuvre déterminée. 👏🙏
Le dessinateur engagé Babouse nous a réalisé ce dessin pour inciter les citoyens à faire un don pour soutenir les grévistes et le mouvement social. Un grand merci à lui pour ce trait humoristique.
Le dessinatrice Coco nous a réalisé ce dessin pour aider financièrement les grévistes et soutenir le mouvement social. Un grand merci à elle pour ce trait engagé.
Le dessinateur Foolz, dessinateur chez Charlie Hebdo, nous a réalisé ce dessin pour aider financièrement les grévistes et soutenir le mouvement social. Un grand merci à lui.
Joanna, gilet jaune engagée depuis le début du mouvement, est solidaire des grévistes et nous a réalisé ce dessin. Merci à toi Jonanna. Merci à elle 👏🙏
Sur le Web, les caisses de solidarité en soutien aux salariés en grève se multiplient et connaissent un regain de succès grâce aux streameurs de Twitch.« POUR CEUX QUI NE PEUVENT PAS MANIFESTER : profitons-en pour remplir les caisses de dons des grévistes. Cramer c’est bien, soutenir, c’est bien aussi. » Ce message posté par la streameuse BeaufDelphine n’est pas le premier du genre.Alors que le mouvement contre la réforme des retraites entre dans une nouvelle phase, les appels se multiplient en ligne pour alimenter les caisses de grève, ces cagnottes qui permettent de soutenir financièrement les salariés qui cessent de travailler plus de deux jours. Certains streameurs sont très populaires comme Antoine Daniel qui est l'un des vidéastes français les plus suivis et regardés sur Twitch. Ce dernier lance régulièrement des appels aux dons dans ses lives et affiche des liens vers une cagnotte spécifique liée à une autre chaîne de la plateforme : Piquet de Stream. Depuis deux mois, ce compte cumule les lives pour lever des fonds et a déjà réuni plus de 82 000 euros.De records de donsAu-delà de Twitch, les caisses de grève se sont multipliées en ligne. On en retrouve sur les sites des syndicats, sur des services de cagnottes comme Leetchi ou Papayoux, ou encore sur des sites dédiés comme caisse-solidarité, qui est la plus importante : elle vient de passer les 2,3 millions d’euros de collectes tandis que celle tenue par la CGT sur Leetchi s’établit à plus de 1,3 million d'euros. En cherchant un peu on tombe sur une multitude d’autres cagnottes, dont les montants fluctuent entre 20 et 30 000 euros.« On n’a pas encore battu les records de 2020 (la France se mobilisait déjà contre la réforme des retraites avant le confinement) qui étaient à plus de 3,2 millions d’euros, explique Romain Altmann, coordinateur de la caisse de grève Caisse-solidarité et secrétaire général du syndicat infocom’ CGT. Cependant, on bat des records en termes de dons reçus par jour : jusqu’à 200 000 euros en 24 heures. »Un mouvement qui mobilise tout le mondeRomain Altmann voit dans le succès de ces caisses de grève plusieurs facteurs émergents. « La nouveauté, c’est que les jeunes participent beaucoup. On voit beaucoup d’étudiants, de jeunes actifs, mais aussi des indépendants ou des petits patrons, comme des boulangers. Le mouvement est vraiment très large et va au-delà de la réforme des retraites. Les gens s’interrogent sur leur rapport au travail et la manière dont ils envisagent de vivre. »Cela peut également s'expliquer par les usages qui ont beaucoup évolué ces dernières années. Le don occasionnel ou régulier fait à un créateur du Web ou à un streameur est devenu courant. « Je pense que c’est une génération qui n’est pas inscrite dans des syndicats et qui est avant tout dans une action individuelle, précise Romain. Mais ils ont aussi compris qu’il est possible de mettre toutes ces individualités bout à bout sans forcément de ligne directrice, pour créer une force d’engagement. »C’est peut-être pour cette raison que la caisse-solidarité est devenue l'une des plus importantes cagnottes en France. Outre le fait d’avoir été la première à mettre ce dispositif en ligne en 2016, elle reverse aussi les dons aux salariés qui ne sont pas syndiqués quand ces derniers se mettent en grève plus de deux jours. « Ce n’est pas parce que les jeunes ne sont plus syndiqués ou qu'ils votent moins, qu’ils ne sont pas engagés politiquement », conclut Romain Altmann.David-Julien RahmilSquatteur de la rubrique Médias Mutants et Monde Créatif, j'explore les tréfonds du web et vous explique comment Internet nous rend toujours plus zinzin. Promis, demain, j'arrête Twitter.
Guillaume Meurice apporte son soutien aux grévistes engagés contre la réforme des retraites en reversant l'intégralité des cachets de ses spectacles de ce week-end aux grévistes. Merci Guillaume pour ta solidarité 🚨 Pour soutenir les grévistes c’est icihttps://caisse-solidarite.fr/
Le dessinateur Loïc Faujour nous a réalisé cette série de dessins pour aider financièrement les grévistes et soutenir le mouvement social. Un grand merci pour son trait piquant.
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