La Caisse de solidarité porte un bilan considérable, à la fois vertigineux par son ampleur et puissant par ce qu’il a pu apporter au mouvement social dans sa lutte contre les régressions sociales.
Car l’entraide n’est jamais abstraite. Elle répond à une réalité simple et brutale : les moyens sont du côté des patrons, rarement du côté des salariés. Nous avons peu ; eux ont tout.
Elle prolonge le combat de celles et ceux qui, à une époque où le droit de s’organiser était interdit par la loi et ont dû inventer leurs propres armes de défense.
En dix ans, des milliers de soutiens, de messages, d’élans citoyens et d’engagements syndicaux ont fait de la Caisse de solidarité la première caisse de grève en France. Sous contrôle des donateurs et en les associant à sa gestion, ses évolutions, nous devons désormais lui donner un caractère permanent et une véritable reconnaissance juridique, parce qu’elle incarne une idée essentielle : sans entraide, il n’y a pas de rapport de force durable.